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déguster un vin

Préparez...

  • La température

    Pour refroidir rapidement votre vin, il est déconseillé de le mettre au congélateur car cela peut altérer son équilibre chimique. Un seau rempli d’eau et de glace permettra de rafraîchir le produit sans le gâter. Attention toutefois à ne pas trop baisser la température et à retirer le vin dès qu’il est prêt.

  • Le service

    L'équipement de base consiste en un tire-bouchon avec coupe capsule, un thermomètre, une carafe et des verres adaptés. La carafe va servir à aérer le vin et faire ressortir ses arômes. Cela peut parfois aider à faire disparaître quelques légères odeurs de bouchons perceptibles à l'ouverture de la bouteille.

    Quelque soit le type de vin, les verres ainsi que les carafes doivent être d'une propreté irréprochable. Trop souvent, une fine pellicule de liquide vaisselle ou une désagréable odeur de détergent altère le bouquet subtil et délicat d'un grand vin.

  • Le verre

    Un verre est, en général, en forme de tulipe fermée. Des verres beaucoup plus larges libèrent les arômes d'un vin jeune ou permettent de déguster un vin à son apogée. Pour des millésimes très anciens, des verres légèrement plus petits sont recommandés afin d'éviter une évaporation trop rapide de son bouquet ou une oxydation fatale.

    Un vin ne s’apprécie véritablement qu’avec des verres haut de gamme, spécialement dessinés pour la dégustation. Il convient de ne pas trop remplir les verres afin de permettre la concentration des arômes : aller jusqu’aux 2/5, c'est-à-dire juste avant la limite où le verre commence à se rétrécir (les verres ayant souvent une forme ovoïde).

    Le verre doit être tenu par son pied et non par son corps afin de ne pas apporter de chaleur au vin.



Dégustez...

  • La vue

    Elle permet d'analyser « la robe » d'un vin. Commencez par apprécier sa limpidité, puis attachez-vous à détailler sa teinte et ses nuances : du jaune vert au jaune paille ou doré en passant par un rosé vif ou tuilé pour finir sur des rouges soutenus, cerise, grenat ou encore brun. La robe est déjà un élément indicateur de la santé et de l'âge d'un vin. Dans le cas particulier des vins effervescents, il convient d'analyser l'intensité et la finesse des bulles dégagées.

  • L'odorat

    Le plus aigu de nos cinq sens doit permettre de définir « le nez d'un vin », son bouquet. Cette phase est essentielle et l'analyse doit être progressive. Commencez par un premier coup de nez sans remuer le vin. Puis, faites tourner le vin dans le verre afin de l'oxygéner et exhaler son bouquet. Plongez votre nez dans le verre et humez rapidement. Ensuite, faites à nouveau tourner le vin dans le verre et respirez alors en profondeur. Pour cet exercice, il est préférable de sentir par petits à-coups pour ne pas saturer sa perception. Vous avez alors tous les éléments pour juger de l'intensité, de la qualité et du caractère des odeurs perçues. Ces odeurs sont classées suivant neuf types différents et arriveront progressivement à votre nez.

    Elles seront soit
    • - fruitée (abricot, banane, cassis, coing...),
    • - végétale (foin, tilleul ... ou encore moisi et bouchon),
    • - florale (rose, acacia, violette...),
    • - chimique (éventé, piqué, oxydé, réduit, alcooleux ou même, croupi...),
    • - balsamique (vanille, pin, résineux),
    • - animale (foxé, musqué, truffé...),
    • - épicée (poivre, muscade, clou de girofle...),
    • - boisée, brûlée (cuit, fumé, caramélisé, goudron).


  • Le goût

    Ce dernier sens doit permettre de définir « la saveur du vin » et son équilibre. L’analyse gustative se décompose en 3 phases, chacune permettant d’appréhender des sensations différentes :
    • - la mise en bouche (étape courte permettant de détecter les saveurs -sucré, salé, acide-, ainsi que les sensations chimiques telles que l’astringence, le piquant, le brûlant) ;
    • - l’aération (phase permettant la libération des composés volatiles) ;
    • - le rétro-buccale (après avoir avalé ou craché on note l’arrière-goût, saveur agréable ou l'amertume, ainsi que la longueur en bouche).


Source : www.cavusvinifera.com et www.onivins.com.